Ce que PublicSchema propose

PublicSchema est un modèle de référence ouvert pour les données de services publics. La page d'accueil couvre les bases ; cette page va plus loin.

Il comprend :

Chaque élément reçoit un URI stable. Tout est optionnel. Les pays et les programmes adoptent ce qui s'applique à leur contexte et complètent ce qui ne correspond pas.

Diagramme montrant PublicSchema comme couche partagée entre un modèle de données interne et plusieurs formats de sortie : API REST, bus d'événements, attestations vérifiables, échange de fichiers et entrepôt de données.

Principes de conception

Les définitions ont une portée sémantique, pas seulement structurelle. Les propriétés sont réutilisables entre les concepts. La dimension temporelle est traitée comme un élément fondamental du modèle. Les normes internationales sont référencées, jamais réinventées. Rien n'est obligatoire.

Voir Principes de conception pour la justification complète de chacun de ces choix.

La place de PublicSchema

PublicSchema complète les efforts existants plutôt que de leur faire concurrence. Il occupe la couche de données relative à la prestation de services : entre les normes d'identité, l'interopérabilité des API et l'infrastructure de confiance.

Couche Ce qui existe Ce que PublicSchema ajoute
Confiance et transport W3C VC, OpenID4VC, EBSI Vocabulaire métier au sein des attestations vérifiables
Attributs d'identité EU Core Person Vocabulary Données du cycle de vie de la prestation, au-delà de l'identité civile
Catalogues de services CPSV-AP, HSDS/Open Referral Qui reçoit quoi, et non quels services sont disponibles
Interopérabilité des API DCI, GovStack Sémantique partagée sous-jacente aux contrats d'API
Mesure statistique ILO/World Bank ASPIRE Modèles de données pour l'échange, et non de simples indicateurs statistiques
Cycle de vie de la prestation Rien C'est la lacune à combler
Diagramme de la pile de normes montrant PublicSchema au niveau de la couche du cycle de vie de la prestation, aux côtés d'autres normes pour la confiance, l'identité, les catalogues de services, les API et la mesure statistique.

DCI est l'initiative la plus proche : elle définit comment les données circulent entre les systèmes de protection sociale ; PublicSchema définit ce que ces données signifient. GovStack définit des blocs fonctionnels pour le gouvernement numérique ; PublicSchema constitue le modèle de données partagé que ces blocs supposent implicitement. FHIR est l'équivalent du secteur de la santé ; nous nous inspirons de son approche mais ciblons les services publics au sens large.

Voir Normes connexes pour une comparaison détaillée.

Périmètre

PublicSchema prend pour point de départ la protection sociale : un domaine bien balisé, en pleine transformation numérique, disposant de plusieurs systèmes open source et confronté à des enjeux immédiats d'interopérabilité. Voir la liste complète des concepts pour la couverture actuelle.

Le modèle est conçu pour s'étendre aux domaines adjacents (état civil, santé, éducation, aide humanitaire) au fur et à mesure que l'adoption progresse. La structure est la même ; seuls les concepts et les vocabulaires changent.

Comment les pays et les programmes l'adoptent

PublicSchema est un point de départ, pas un cadre imposé. Les pays et les programmes adoptent les parties qui s'appliquent à leur contexte et étendent le reste dans leur propre espace de noms. Le schéma partagé reste stable ; la spécificité locale est préservée.

Voir Étendre PublicSchema pour des modèles et des exemples concrets.

Gouvernance et feuille de route

Le projet est maintenu par Jeremi Joslin pour permettre des prises de décision rapides et assumées dans les premières phases. Les contributions des experts du domaine, des intégrateurs de systèmes et des organismes de normalisation sont activement sollicitées.

À mesure que l'adoption progresse, la gouvernance s'élargira : d'abord à un groupe consultatif de contributeurs et d'experts du domaine, puis à une structure formelle multipartite.

Phase 1 : Fondation en cours

Concepts et propriétés avec des URI stables. Définitions rédigées pour les professionnels du domaine. Publication sous forme de site de référence.

Phase 2 : Normes et correspondances

Normes internationales adoptées pour chaque ensemble de valeurs. Correspondances de vocabulaires entre systèmes. Pilote avec au moins un déploiement national.

Phase 3 : Adoption et extension

Gouvernance formalisée. Validation en conditions réelles avec les intégrateurs de systèmes. Extension aux domaines de services publics adjacents.